HISTORIQUE

Pendant l'hiver 1984/1985, "le tueur des vieilles dames" a encore frappé (l'auteur c'est Thierry Paulin, à ne pas confondre avec RIPOLIN de la peinture, mais on ne connaîtra son identité et son histoire que quelques années plus tard) et la radio annonce ses méfaits en boucle.
A Montmartre, c'est la surenchère aux vieilles femmes trucidées.

Une journée de Novembre 1984, le groupe se cherche un nom et Annie trouve le mot "TUE LA VIOCQ". Comme il fait bien marrer tout le monde, il est adopté illico.
Au bout de quelques concerts le "TUE LA VIOCQ" se transformera en "TULAVIOK"

En 1986, on s'amuse à reprendre des chants paillards plutôt que de chanter la zone, le chom'du ou la galère. Etant tous plutôt de nature joyeuse, nous explorons le répertoire des "carabins", chants paillards bien connus des étudiants en médecine depuis des siècles et de Mimi qui a traîné ses fesses dans les amphis durant ses études de médecine dentaire.

Souvent entourés des SHERIFF dont on aime beaucoup la musique et dont nous faisons plusieurs premières parties, des KIDNAPPERS ou des MOISISSURES (qui deviendront par la suite les CLANDESTINS), nous décidons de nous échapper de la mouvance du rock alternatif sérieux pour créer le "Punk Paillard" et la “Zob Music”.




Mimi bûche sur une pochette un peu spéciale pour notre premier album, en s'inspirant des livres d'enfants. Le pliage fonctionne à merveille.
Nous rencontrons Olivier AUBRY et Cathy LAMRI, photographes bidouilleurs de génie, et nous finalisons le visuel avec leurs photos. 
Patrick Mathé de NEW ROSE nous reçoit à Paris. Il écoute l'enregistrement de notre premier album "Dèche à la Ch'touille" et il est mort de rire.
Nous lui montrons la maquette de la pochette, celle avec le sexe érectile de 38 centimètres qui fait irruption quand on ouvre le disque. Il signe le jour-même notre contrat de licence.

Il ne nous reste plus qu'à organiser le collage des 5.000 pochettes, qui seront assemblées une à une par nos soins, au cours de longues soirées collectives arrosées, où les copains seront tous sollicités.
La pochette défraie la chronique et les concerts se déroulent dans un esprit joyeux de fêtes paillardes, au son du Punk.

Ce sera la grande époque de TULAVIOK, avec les concerts et les tournées qui s'enchaînent dans un grand bordel enjoué.

Dans le même élan, un second album intitulé "Q-sec" sort l'année suivante, avec exactement la même équipe de musiciens, techniciens, photographes et potes autour de nous.

 

Thierry Paulin, surnommé aussi "le monstre de Montmartre", décède en 1989. Par pure coïncidence ou par acte délibéré (amis sociologues, bonjour !!!), TULAVIOK quitte la scène en juillet 1989, au départ juste pour faire un break nécessaire de 3 mois. Mais cette interruption intempestive cassera complètement la dynamique du groupe et s'avérera définitive.

A) CREATION ET FORMATIONS SUCCESSIVES DU GROUPE TULAVIOK

En 1984, PREMIERE FORMATION DE TULAVIOK :
Après s’être rencontrés en Bretagne, Mimi (guitariste) et Loulou (batteur) se retrouvent dans le sud de la France et jouent ensemble des riffs punks, le temps de quelques répétitions dans une cave sordide d'Uzes.
Ils sont rejoints par Isa au chant, qui vient elle aussi de Bretagne où elle chantait auparavant dans le groupe KOUKOU JANE, et par Tine Ghanem à la basse plutôt jazzy.
Après 2 concerts, dont un premier mémorable dans la salle de l’évêché à Uzes avec MOISISSURES, Tine quitte le groupe, la musique étant trop punk à son goût.

En 1985, DEUXIEME FORMATION DE TULAVIOK
Isa passe à la basse (sur une Stick Basse pas chère, un machin qui ressemble à tout, sauf à une basse) et Daniel le bordelais, fortement inspiré par les RAMONES, prend sa place au chant.
De temps à autres, différents copains passent aux choeurs, pour un ou plusieurs concerts (Stéphane, Fabrice dit "Fab de Nanterre")
Trois accords et à donf, à raison de 2 répètes par semaine chez Françoise à Sainte-Anastasie, voilà le quatuor de base (basse - batterie - guitare - chant) prêt pour une bonne heure de concert. Les morceaux sont, pour une bonne moitié, des reprises des CLASH, RAMONES, PISTOLS, THUNDERS, NEW-YORK DOLLS, CREAM, STOOGES, etc ..
A cette époque, Mimi, motard invétéré, traîne avec une bande de Bikers surnommés « les poch'trons distroys ».

En 1986, TROISIEME FORMATION DE TULAVIOK : LA FORMATION DES DEUX ALBUMS
Daniel ne souhaitant plus jouer avec nous, c'est Mimi qui hérite du chant. Annie arrive aux choeurs et Benoît à la guitare.
Le groupe y trouve de la stabilité. Cette formation sera celle qui écrira les plus belles pages du groupe, où la bonne humeur sera de toutes les répétitions et de tous les concerts. Le groupe vit en réelle osmose, partageant tout et tout le temps (les bons moments comme les galères).
Le Bleu, artiste transformiste autonome, rejoint toute la petite troupe (Loulou à la batterie, Isa à la basse, Mimi au chant - guitare, Benoît à la seconde guitare et Annie aux choeurs).

Le premier album "Dèche à la Ch'touille" naîtra en avril 1987 au Studio de la Loge à Montpellier.


En 1988, QUATRIEME FORMATION DE TULAVIOK
Cynette vient renforcer la section des choeurs de crevettes, en plus d'Annie, pendant l'enregistrement du second album "Q-Sec" en avril 1988 et restera dans le groupe avec sa joie de vivre jusqu'à la fin de l'aventure TULAVIOK, en juillet 1989.

En 1989, CINQUIEME FORMATION DE TULAVIOK
Dernière formation avec toujours la même bande de joyeux drilles mais avec Benoît qui, en raison de gros problèmes de santé, doit laisser sa place à Fabrice ALBERT-BIROT à la guitare (qui partira en octobre 1989 jouer avec les SHERIFF, en tant que second guitariste).

L'année 1989 sera l'année de la récupération du Rock Alternatif par le système commercial. Cela coïncidera en même temps avec la fin programmée du mouvement, étant donné que l'insouscience, l’indépendance et la liberté qui caractérisaient les groupes alternatifs seront à jamais perdues. Une partie des groupes sera signée par des majors et une autre partie se sabordera sciemment ou inconsciemment comme TULAVIOK. L'aventure s'arrêtera pour nous en Juillet 1989.

 



B) INFLUENCES MUSICALES

MIMI (Guitare et Chants) : Gene Vincent, Les Stones et les Pistols
LOULOU (Batterie et Choeurs) : Peter and the Test Tubes Babies, G.B.H. et les Ramones
ISA (Basse et Choeurs) : New-York Dolls, Les Clash et Dead Kennedy’s
ANNIE (Choeurs) : B 52, Mozart et les Damned
BENOÎT (Guitare) : Radio Birdman, Stooges et le Velvet Underground
LE BLEU (Performer) : Alice Cooper, Led Zeppelin et Jimi Hendrix

 


 

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